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 [Fan Fic] Starcraft 2 - En Taro Graham

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Benj
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MessageSujet: [Fan Fic] Starcraft 2 - En Taro Graham   Ven 29 Juin 2012 - 7:15

Bon, ça fait pas mal de temps qu'elle est écrite, mais si y'en a que ça interesse, je vais poster ici ma nouvelle sur Starcraft 2.

A noter que je l'ai écrite aussi bien pour les fans que pour les néophytes (normalement xD)

Voici deja l'intro :

Prologue
~~~~~~~~~~~~~~~

Il courrait. Sa vue se brouillait. Ses bottes glissaient sur le sol neigeux de cette planète inhospitalière.
« Il faut que je les prévienne. Il faut qu’ils sachent… »
Ses pensées martelaient ses tempes et lui donnaient une migraine de tous les diables. Les servomoteurs de son armure de combat CMC400 couinaient et grinçaient tant l’effort à fournir pour soulever le poids de sa jambe était grande à cause de la neige. Oktoupas avait du être une planète chaude, extrêmement ensoleillée mais le climat avait, depuis déjà pas mal de temps, changé pour faire place à un hiver constant. La neige alliée au sable…Ils s’infiltraient partout. Ils corrompaient tout. Comme Eux. Eux...
« Non n’y pense pas ! » se rabroua-t-il alors que la pensée de ces êtres immondes refaisait surface de sa mémoire. « Contente-toi de courir »
Un bruit. Il fit volte-face aussi vite que son énorme armure le lui permettait. A travers sa visière baissée, il scruta l’horizon. Un désert de glace. Seulement des dunes froides, qui s’étendaient à perte de vue, formant des formes étrange dans le sol. Par endroit on apercevait des tâches plus sombres, qui devaient correspondre à des crevasses ou du moins à quelques cachette où pourrait se terrer un ennemi.
Le cerveau des Marines de l’Empire Terran était comme ça. Toujours envisager la position d’un ennemi, envisager que l’on va mourir et vivre avec cette idée, la faire sienne et ne plus la craindre. Les Marines sont des machines à tuer. Insensibles à la plupart des émotions.
Pourtant ce Marine là, John J. Graham, avait peur et une peur bien réelle, si réelle qu’il pouvait presque la toucher, la sentir. Et pour cause. Avait jailli devant lui, deux sortes de chiens décharnés, ressemblant étrangement à des insectes. Leurs pattes arrière étaient tendues, et ils attendaient la moindre faille chez Graham pour le mettre en pièce. Et ils n’auraient eu aucun mal à le faire avec leurs pattes avant garnies de griffes acérées, leur collerette orange leur protégeant la tête et leurs crocs aiguisés. Et cette lueur dans leur regard. La lueur d’un esprit froid, vide, aux ordres d’une puissance supérieure mais dotée d’un instinct de chasseur et de tueur des plus aiguisés.
« Merde, vous m’avez suivi jusqu’ici hein ? » dit Graham, en enclenchant un chargeur dans son fusil Gauss Impaler.
Avant qu’il n’ait pu réfléchir, mu par un instinct qu’il ne connaissait que trop bien, il pressa la gâchette de l’impaler et envoya une première rafale de pointes acérées dans la tête de la première créature. La bête s’écroula raide morte avant que son comparse ne puisse faire un geste, déchiquetée par les balles du fusil C-14. Mais ce moment de surprise ne dura pas. La seconde créature se ramassa sur ses pattes arrière et bondit sur Graham en poussant un cri strident.
Le soldat se demanda pendant une fraction de seconde ce qui serait le mieux adapté à la situation. Puis, comme tout bon Marine neuro-socialisé et bourré de stimpacks jusqu’aux bottes, il agit d’instinct. Il jeta tout le poids de son énorme armure en avant pour partir à la rencontre du monstre déchainé. Et cela eut l’effet escompté : en pleine course, la bête fut stoppée nette, frappée de plein fouet par le Marine. Elle s’écroula dans le sable en gémissant, plusieurs de ses os difformes assurément cassés.
Graham se releva, ramassa son fusil Gauss et s’approcha de la créature. Il regarda en face l’immonde bête, sonnée par le choc. Il s’approcha d’elle, mis le canon de son fusil sur son œil et tira trois décharges.
La tête de la créature explosa dans un océan de chair, de mucus, de sang et d’os.
« Ils m’ont déjà retrouvé. C’est fini. »
Il reprit sa course sans vraiment savoir ou il allait tant la rencontre avec les Zergs l’avaient bouleversé.
Les Zergs. C’est comme ça qu’ils s’appellent. Et ceux qu’il avait affrontés s’appelaient des Zerglings. Les plus petits et les moins dangereux de leurs congénères, quand ils sont en nombre réduit du moins.
Il courut de plus en plus vite, faisant plus que jamais peiner les rouages de son armure de combat. Il savait pertinemment que si deux Zergs l’avaient retrouvé le reste de la Nuée finirait par arriver au terme de leur traque. Il aurait tout aussi bien pu s’asseoir dans le blanc glacial et attendre que la mort vienne le cueillir. Mais il aperçut, au pied d’une dune, une sorte de bâtisse en pierre, qui ressemblait fort étrangement à un temple.
Il changea de cap et se dirigea vers l’étrange bâtiment.
« Un temple au milieu d’Oktoupas ? Bon dieu, ce monde me fout les jetons » pensa-t-il alors qu’il gravissait les énormes marches en pierre qui servait de fronton a ce qui, maintenant il en était sur, était un temple.
L’architecture était des plus raffinée et les sculptures qui ornaient chaque colonne et chaque recoin de l’unique pièce était splendide. Mais ce qui le choqua le plus, ce fut ce que représentaient ces statues. Des Protoss. Ces extra-terrestres humanoïdes ayant des pouvoirs télépathiques et les plus grands ennemis des Zergs.
Graham, un des plus doués de sa promotion, vétéran de conflits ou même les plus durs auraient péri, déglutit péniblement a la vue de ces imposants gardiens de pierre.
Il choisit le recoin le plus sombre et le plus caché de l’endroit et s’assit là, les servomoteurs de son armure se relâchant enfin après tant d’heures de course. Il déposa le fusil Gauss à coté de lui et poussa un juron quand il se rendit compte que, dans son combat avec le Zergling, son camarade de métal avait été gravement endommagé.
« Inutilisable »
Un cri retentit au loin. Il se leva d’un bon et sortit de sa cachette de fortune pour se rapprocher des hautes portes qui, à une époque, avait fermé le temple.
Il rabattit sa visière et activa le télémètre incorporé, un des nombreux avantages à utiliser les armures de combat CMC. Des formes incertaines s’agitaient prés d’une des plus grosses dunes. Il y’en avait sur terre… et dans les airs.
D’ici, et même avec la vision amplifiée de son télémètre, Graham ne pouvait distinguer précisément les choses qui apparaissaient au loin. Mais il savait ce que c’était. Une nuée. Une nuée de Zerg, celle qui dominait la planète depuis maintenant 1 an.
Graham retourna dans le coin sombre de la pièce, ouvrit le dernier compartiment de son armure et en sortit un stimpack et un enregistreur. Sans plus attendre, il s’administra le Stimp. La sensation chaude et rassurante qu’il aimait tant et qui lui donnait sa force fut accueillie par son esprit comme une bénédiction. Comment avait-il pu, à une époque pas si lointaine, refuser de prendre cette drogue ô combien bénéfique.
Il ôta les fixations de son casque en duracier et le jeta au sol. Même si la combinaison était équipée d’un régulateur de température lui accordant la chaleur à l’intérieur, il préférait de loin sentir l’air froid ambiant sur son visage. Les Zergs ne devaient pas être la avant plusieurs heures, cela lui laisserai largement le temps de faire une dernière chose. Il approcha l’enregistreur de sa bouche, déglutit péniblement et commença à parler.
« Je m’appelle John J. Graham, Marine de L’empire Terran, Matricule 36G-78, escouade de reconnaissance LORD, envoyée sur Oktoupas pour Mission code LG-7.8, extermination de la race extraterrestre Zerg. Ceci est mon histoire. »


Dernière édition par Benj le Lun 2 Juil 2012 - 7:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Fan Fic] Starcraft 2 - En Taro Graham   Ven 29 Juin 2012 - 8:29

Note à moi même : penser à repasser ici quand j'aurais le temps et pas au taff.

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MessageSujet: Re: [Fan Fic] Starcraft 2 - En Taro Graham   Ven 29 Juin 2012 - 8:49

Oui, j'suis toujours plus interessé par les avis de gens qui ne connaissent pas le jeu ;-)
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MessageSujet: Re: [Fan Fic] Starcraft 2 - En Taro Graham   Dim 1 Juil 2012 - 19:13

plutôt agréable à lire, cela donne vraiment envie de lire la suite!!! GG Very Happy
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Benj
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MessageSujet: Re: [Fan Fic] Starcraft 2 - En Taro Graham   Lun 2 Juil 2012 - 7:42

Bon bah voila le chapitre I dans ce cas.

Pour ceux qui ne connaitraient pas, j'ai rajouté des liens menant vers les personnages/vaisseaux/etc etc décrits. Soit vous faites travailler votre imagination, soit jai pas assez bien bossé et on imagine mal, donc vous pouvez cliquer sur le lien et voir à quoi ressemble le bordel dont je parle !

Bonne lecture ! (Zozo i need u'r opinion, don't forget me Very Happy)


Chapitre I - Patrouille
~~~~~~~~~~~~~~~
« En formation d'attaque. »
La voix sans émotion et glaciale de l'officier me parvint par mon comlink sur le canal général. L'Ombre passa au dessus de moi, accompagné du bruit caractéristique que produisaient ces engins volants. Elle était suivie de six autres appareils, tous décorés aux couleurs d’Arcturus Mengsk, notre empereur. Ce vol de reconnaissance avait pour but de surveiller les alentours pendant que nous, le soutient au sol, nous rasions la moindre chose suspecte, en réalité tout ce qui n'était pas humain.
La voix du capitaine Collins me glaça à nouveau les sangs :
« Lieutenant, nous avons des signaux en mouvement à l'est. Coordonnées 8-7-9-9. Vous et vos hommes devez vous rendre sur place pour nettoyer tout ce que mes gars auraient pu laisser passer. Pas de quartier. Je vous reverrais à la base Echo/Gamma pour votre rapport hebdomadaire. Collins, terminé. »
Depuis le temps que j'étais au service du Dominion, je m'étais habitué aux longs monologues de Collins, à ses longues phrases n'attendant aucune réponse. C'était comme çà. Il était capitaine, moi lieutenant. Il donnait les ordres, je les exécutais. Il parlait, je me taisais. Et de toute manière, que répondre a çà ? Collins ne quittait presque jamais son Ombre et je crois bien qu'il était incapable de piloter autre chose. Ce n'était pas un handicap, personne ne l'aurait vu au volant d'un Char de Siège Cruccio ou encore moins dans la tenue d’infiltration d’un Faucheur. Tous étaient d'accord pour reconnaître que Collins était le meilleure pilote d'Ombre que cette foutue guerre avait produit. Mais ailleurs que dans son cockpit, et sans ses divers appareils, il n'était pas franchement remarquable. Il savait se faire respecter – un homme d'1m95, pesant une centaine de kilos, et étant considéré comme un vétéran ne pouvait que forcer le respect de l'Armée – et malgré son attitude bourrue et son ton aussi chaud qu'un blindage de VCS, il était admiré, considéré même comme un modèle par les bleus.
« A vos ordres, capitaine » dis-je, avant de basculer immédiatement sur la fréquence de mon escadron « Ok, mesdemoiselles, vous avez entendu le patron ? Alors je veux un ordre parfait. Le premier manquement à mes ordres sera durement sanctionné. Compris ? »
« Sir, yes sir »
Le ton jovial du Marine m'arracha un soupir.
« Sergent Klanisky, aurais-tu l'amabilité d'user de ta langue maternelle quand tu t'adresses a moi ? Dois-je te rappeler que je suis ton supérieur hiérarchique et en tant que tel tu dois absolument me... »
« Ok, ok, Patron, pas de problème, vous énervez pas. Je sais que nous sommes en mission et qu'à cause de cette bon dieu d'Armée on est obligé d'oublier qu'on se connait depuis l'âge du bac à sable. Pardonnez-moi, mon lieutenant. »
Klanisky insista lourdement sur cette dernière partie de phrase, ce qui eut pour effet de me faire soupirer une deuxième fois, tellement fort cette fois que je fis saturer le canal d'écoute. Il est vrai que Klanisky et moi nous connaissions depuis la plus tendre enfance, et, étant mon seul véritable ami, je ne pouvais me résoudre à le réprimander comme je l'aurais fait avec un seconde classe.
Une troisième voix grave, déformée, presque robotique à cause du masque respiratoire réglementaire, me parvint dans mon comlink :
« Systèmes opérationnels, en attente des ordres lieutenant. »
Je jetais un coup d’œil dans la verrière de mon véhicule. Onze blindés de type Goliath se tenaient derrière moi. J'adorais piloter ces engins. Ils étaient à la fois maniables, rapides, résistants et puissants pour leur taille moyenne. Rien de comparé aux béhémoths Thors bien entendu, mais leur puissance de feu surpassait de loin nos bon vieux fusils Gauss.
« Deux par deux. Ratissez le périmètre et faites gaffe où vous mettez les pieds, c'est rempli de crevasses ici. Je veux un rapport pour chaque parcelle de terrain que vous aurez contrôlée. Rien ne doit rester vivant sur cette planète. Ce sont les ordres. On se dirige à l'Est, vous avez les coordonnées. On se retrouve au point de ralliement 4.5. Briefing rapide sur place puis on se mettra en route pour la base Echo/Gamma. Allez, en avant. »
« A vos ordres, TacCom. » répondirent à l’unisson les 11 pilotes, m’appelant par la même occasion par le nom de code donné aux chefs d’escouade.
Nos douze Goliaths se mirent en marche. On se sentait puissant aux commandes d'une telle machine. Les deux pattes solides qui soutenaient la cabine de pilotage pouvaient avoir raison des terrains les plus accidentés. De chaque coté du cockpit étaient disposés deux fûts pour missiles sol-air. Certains modèles étaient équipés de propulseurs Charron, permettant de multiplier par trois la portée de ces missiles. A coté de ces ogives partaient un bras de chaque coté, terminés par deux batteries de Gattlings, tirant des coups à plus de 1500 par minute. Un vrai petit bijou technologique.
Au loin, plusieurs lueurs nous parvinrent. De fortes lueurs intenses mais brèves, comme si quelqu'un avait allumé un feu et l'avait aussitôt éteint quelques millièmes de secondes après l'avoir créé. Une formidable détonation accompagnait chacune de ces lueurs. Je reconnus là sans peine l’œuvre des chars Arclite, une variante plus puissante mais plus obsolète de nos nouveaux chars Cruccio. Leur puissance de feu était inégalable dans toute la force armée du Dominion. Ils pouvaient anéantir un immeuble de quelques étages en deux secondes. Malheureusement, leur faible mobilité et le cout de leurs matériaux n’étaient plus du tout dans les moyens d’un empire au bord de la guerre civile, exception faites de quelques unités d’élite qui en étaient encore équipées.
Une voix aux origines asiatiques me parvint dans le commutateur :
« Lieutenant, çà cogne dur là-bas. M'étonnerait pas que le groupe de reconnaissance Gamma ait rencontré quelques Zergs . On jette un coup d’œil ? »
« Négatif, Hikuma. On ne décroche pas de l’objectif. Le Gamma est très capable de se défendre tout seul. Concentrez-vous sur votre écran. »
Un appel me parvint du Goliath de tête, piloté par Klanisky.
« Au rapport, Sergent. »
« Signaux en approche. Apparemment de petite taille et peu nombreux. Je pencherais pour des Zerglings. »
« Parfait, de quoi faire chauffer les canons avant d'arriver en place. Feu à volonté les gars. Mais essayez de pas toucher les copains. »
Une rumeur de plaisir parcourut le canal Téta, celui que l'on m'avait attribué en même temps que mon grade de lieutenant. Les marines n'aimaient rien tant que la vue d'un Zerg mort.
Sur mon écran de contrôle, cinq points violets venaient d'apparaître. Cinq Zerglings, comme Klanisky l'avait prévu. J'armais mes deux tourelles de Gattlings et ressentis ce frisson de plaisir que seul les Marines peuvent avoir. Je ne m'en cache pas. Je sais que nous étions des criminels, pour la plupart fanatiques de boucheries et que nous avons tous été neurosocialisés. Nous avons tous subit cette intervention, à plus ou moins grande échelle. Mais c'est un prix dérisoire pour servir la cause en laquelle je crois. Après tout, ce n'était que des souvenirs de ma vie passée. A quoi bon les garder ? Si cela pouvait faire de moi un meilleur soldat, j'avais bien volontiers accepté de donner ces pensées au Dominion. Nous sommes des machines à tuer. On nous paye pour çà. Et on aime çà.
Les cinq points violets se dispersèrent.
« Je prend les deux au nord avec Holly. Wapkins terminé. »
« Klanisky et Riger, vous vous occupez de celui qui nous contourne. Je prends celui de face. Hikuma, occupe-toi du dernier. Les autres, en couverture » dis-je en orientant ma trajectoire sur le point violet le plus proche.
Une clameur collective retentit alors :
« Bien compris. »
Je m'élançais alors, confiant, vers cet adversaire que je ne pouvais encore distinguer. C'est alors que six autres points violets apparurent sur mon écran de contrôle. Ceux là étaient plus gros.
« Des Hydralisks » pensais-je.
Un vent de panique s'engouffra en moi. Pas parce que les nouveaux arrivants étaient cinq fois plus gros que les premiers, non. Plutôt parce que ces cinq invités venaient d'apparaître a 1m50 de mon cockpit, dans mon dos.
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MessageSujet: Re: [Fan Fic] Starcraft 2 - En Taro Graham   Lun 2 Juil 2012 - 8:53

J'ai lu ! J'ai préféré le prologue au chapitre I. C'est plutôt cinématographique comme style, y'a quelques lourdeurs dans la constructions de certaines phrases, mais dans l'ensemble ça passe pas trop mal ! Faut continuer :)

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MessageSujet: Re: [Fan Fic] Starcraft 2 - En Taro Graham   Lun 2 Juil 2012 - 8:59

J'en ai encore 7 comme ça en réserve ^^

Merci pour les commentaires !
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MessageSujet: Re: [Fan Fic] Starcraft 2 - En Taro Graham   Mar 3 Juil 2012 - 8:54

Pour le prologue, il a été écrit il y'a plus longtemps + remanié une tonne de fois (et entièrement réécrit aussi)... Je ne l'ai pas fais pour les autres chapitres, mais c'est ce que tout bon auteur en herbe devrait faire ^^

Allez hop la suite :

Chapitre III – Garde à vous, Clemmens.
~~~~~~~~~~~~~~~
Mais celui d'un Goliath, défectueux à une jambe, pareillement au mien d'après le bruit que j'entendais. Je me relevai péniblement et examinai mon visiteur. Le Goliath était salement amoché. Un de ses bras mécaniques supportant la Gattlings était démantelé, on voyait encore les gerbes d'étincelles que les circuits arrachés avaient provoqué. Il avait, à l'instar de ma propre machine, un trou béant dans la patte gauche. Il se déplaçait très lentement, ses capacités motrices devaient être réduites à moins de 30%. Un bip me signala qu'une transmission avec mon comlink était demandée. J'appuyais sur le bouton de confirmation tout en me demandant qui pouvait piloter l'engin 'blessé'.
« Lieutenant Graham, Jitrix au rapport. Je n'ai aucune nouvelle des autres membres de l'escadron, mon canal d'écoute est endommagé. Je ne peux passer que des appels privés vers des comlinks proches. Mais ma liaison satellite est toujours opérationnelle j’ai donc pris la liberté de vous faire préparer un Vautour. Il répond à vos ordres, canal 71. »
« Merci Jitrix. Retournez là-bas et essayez de voir si vous pouvez rassembler le peloton. Rendez-vous aux coordonnées que je vous ai indiquées en début de mission. Ne prenez aucun risque inutile. Graham, terminé. »
« A vos ordres. »
Le géant de fer fit un pénible demi-tour de sa démarche devenue gauche puis s'en fut, toujours très doucement, remplir la courte mission que je venais de lui assigner.
Je restai là, quelques secondes, à regarder s'en aller le Goliath. Je pensais à la débandade monstre à laquelle je devrais faire face dans peu de temps. Je secouai la tête, afin de chasser les dernières onces de pensées néfastes et je tapais le chiffre 71 sur mon comlink.
« Caporal Clemmens, au rapport sir. »
La voix de l'officier me parvint comme un réconfort. Jitrix avait dépêché un des plus chevronnés pilotes de Vulture de nos forces armées. Avec son vécu, ses actions, ses exploits, il aurait très bien pu passer toute les étapes de l'évolution du soldat. Et quitter ce grade de caporal. Mais cela signifiait moins de combat, plus de responsabilité. Rien que ces deux choses là faisaient peur au sous-officier. Il avait été contraint de passer caporal, grade requis pour la conduite d'un Vulture, mais si cette clause n'avait pas été spécifiée dans les formulaires de mutation, il serait resté seconde classe.
« Caporal, mission de sauvetage. Jitrix vous a mis à mon service, alors bougez-vous. »
Je n'avais aucune envie d'être aimable avec lui. Je n'avais envie d'être aimable avec personne.
Le caporal, imperturbable, reprit de sa voix nasillarde et chantante :
« Okay, lieutenant. Le temps pour moi de vous localiser. Clemmens, terminé. »
Je poussai un soupir. C'était la première fois qu'une mission se passait comme celle-ci. D'ordinaire les missions auxquelles j'étais affecté se passaient dans une relative tranquillité. Un objectif, une carte blanche, des victimes (toujours de l'autre coté), aucun imprévu. Il faut dire que le groupe LORD n'avait affronté alors que des milices Terran, certes classées dangereuses par nos supérieurs, mais leur stratégie n'était pas différente de la nôtre. Nous n'avions alors aucune difficulté à remplir nos missions de 'nettoyage'. Nous avions combattu quelques Zerg sur Braxis mais ceux-là faisaient partie d'une nuée désorganisée. Ils n'avaient aucune stratégie. Tandis que ceux-ci semblaient plus intelligents.
Un vrombissement interrompit mes pensées. Je levai la tête vers un nuage de poussière qui avançait à toute allure vers ma position. Je reconnus de suite le bruit typique d'un Vulture. Cette étrange moto autopropulsée par deux moteurs ioniques qui se déplaçait en lévitant à quelques centimètres du sol. Son pilote portait un béret bleu, un treillis poussiéreux et des lunettes aux reflets rouges. Il avait également une barbichette rousse qui pointait vers le reste de son corps. L'engin freina et Clemmens, dans toute sa grâce, m'interpella quand il fut arrivé à ma hauteur.
« Hep chef, me voilà. Clemmens au rapport, comme vous l'avez demandé. »
Je m'empressai de monter derrière le marine tout en lui indiquant ses objectifs :
« Merci caporal. Ramenez-moi au point de ralliement 4.5. De là je vais peut-être réussir à ramener un peu d'ordre dans cette mission. Je dois également contacter le capitaine Collins. Allez, en route. »
« Oh ? C'est tout ? » répondit le marine d'une voix guillerette.
« Aucun commentaire. »
« Je me permettrais juste celui-ci mon lieutenant : signaux en approche venant de derrière nous, de (il tapa une série de codes sur sa console) l'ouest. Apparemment ils sont cinq, de petite taille. Sûrement des Zerglings.
« Ouais, çà doit être la troupe de Zerglings qui nous ont attirés dans ce piège à rats. Caporal, faites ce que bon vous semble. »
Un large sourire illumina le visage déjà jovial du conducteur de Vulture.
«J'vais rester simple boss » dit-il en pianotant quelque chose sur son clavier. Un bruit métallique se fit entendre puis le Vulture fût secoué un bref instant. On entendit ensuite un bip, comme celui d'un ordinateur mécontent d'une mauvaise manœuvre tapée sur le clavier. Enfin, le bruit de quelque chose creusant la terre vint à nos oreilles. Une mine-araignée. Une de ces mines de haute technologie que les développeurs de Vulture avaient incorporée dans leurs véhicules.
« Et dire que c'est capable de fumer un Arclite si c'est bien placé. Ha ha. J'voudrais pas être à la place des Zerg. » Et, s'adressant au sol : « Fais bien ton travail ma p'tite, j'ai confiance. »
Il partit ensuite d'un rire de dément et mis son engin en route. Le vrombissement des turbines se fit entendre et en un éclair nous fumes propulsés à une vitesse monstrueuse. Je crois que je n'étais jamais monté sur un Vulture, et il faut avoir vraiment une confiance aveugle dans le pilote, tant la vitesse, si le maximum est atteint, est impressionnante.
A un moment ; Clemmens se tourna vers moi et hurla aussi fort qu'il put pour couvrir le bruit de la machine :
« Plus aucune trace de Zerglings sur le radar, lieutenant. Ils ont du trouver la mine à leur goût. »
Il rit de plus belle et se concentra à nouveau sur sa conduite. Ce type était un grand malade. Mais après tout, qui dans l'Infanterie ne l'était pas ?
Clemmens mis en marche sa radio et commença, tout en conduisant d'une main, à imiter les accords joués par un groupe célèbre de hard rock. Il marmonnait un air dans sa barbe et sa conduite devenait de plus en plus alarmante. Mais sa trajectoire ne déviant pas, je n'avais aucune raison de m'en faire plus que çà. Je me cramponnais bien fermement au siège et j'attendais que le calvaire finisse. Comment les pilotes de Vulture font-ils ? C'est impossible de rester plus d'une heure sur ce siège inconfortable, avec ces secousses, ces poussées d'accélération, ce vent. Je crois que j'étais trop habitué à la relative sécurité qu'offrait un Goliath et au confort que l'on ressentait dans une armure de combat.
Le comlink du Vulture bipa, signalant un appel.
« Qu'est ce qui y'a ? » aboya Clemmens.
« Communication de –bip- la base Echo/Gamma. Monsieur » dit la voix robotique et impersonnelle de l'ordinateur central.
« Ok, envoyez. »
Un hologramme représentant un homme de grande taille, tout de noir vêtu, apparut au centre de la console. Il portait des galons jaunes de colonel et une casquette de pilote de la Flotte. Une large moustache barrait son visage dont la moitié était dissimulée dans l'ombre. Son long uniforme, comportant une cape, une veste et un pantalon taillé très droit, était noir dans sa totalité. Seules les étoiles et les quelques bandes jaunes sur ses jambes mettaient une touche de couleur. L'officier parla de son ton hautain, comme le faisaient souvent les soldats de son rang, quand ils s'adressaient à un sous-officier. Son fort accent trahissait des origines teutonnes.
« Caporal Clemmens, où en est votre mission de sauvetage ? Nous avons besoin de vous ici. Dès que le lieutenant n'aura plus besoin de vos services, veuillez rappliquer ici en quatrième vitesse. Nous ne vous attendrons pas au moment du décollage de l'Imperator. »
« A vos ordres, monsieur. »
Comme par enchantement, le ton goguenard et joyeux du caporal s'était effacé et on pouvait sentir un profond respect émaner à présent de sa voix.
« L'imperator est un Battlecruiser » pensai-je. « Un des plus fameux de surcroit. C’était le vaisseau amiral de l’empereur Mengsk avant que celui-ci ne décide d’opter pour le cuirassé de classe Minotaure, le Bucéphale. Et ce personnage sombre devait être le commandant de l'expédition dont je faisais partie. Je ne l'avais jamais vu, recevant mes ordres du capitaine Collins. Mais pourquoi Clemmens recevait-il une communication privée du colonel Richard en personne ? » Je continuais de m'interroger durant toute la durée du voyage.
Clemmens éteignit sa console, et augmenta encore plus la vitesse de son engin.

Deux heures de voyage plus tard, les bunkers du point de ralliement 4.5 apparurent enfin dans notre champ de vision. Une usine et un atelier entouraient le bunker principal, et quatre autres bâtiments blindés gardaient les quatre coins du camp. Des tourelles de garde anti-aériennes bardaient les bunkers. Tout avait été construit en quelques jours, depuis notre arrivée sur la planète Kiorrel, dans le système d'Anaor. Des VCS, ces ouvriers robotiques pilotés par des civils, tournaient autour des bâtiments afin, certainement, de consolider et de faire les finitions. L'usine tournait à plein régime, de la fumée sortait des deux cheminées situées sur le toit. Six Goliath étaient postés à l'entrée principale de l'usine, attendant certainement de se faire réparer. Sûrement les appareils de mon expédition. Une fumée blanche s'élevait de plusieurs des machines stationnées. Un VCS s'activait à éteindre un début d'incendie sur le dernier Goliath de la file.
Clemmens arrêta son Vulture devant le bunker de commandement. Nous n'avions pas eu les crédits nécessaires pour bâtir un centre de commandement décent, nous nous contentions donc de ce bunker de fortune.
Je descendis du véhicule, quelque peu tremblant de ces deux heures interminables. Je levais les yeux et voyais Wapkins sortir du bunker.
« Major Wapkins. Quel plaisir de vous voir ! Je... » commença Clemmens.
Le soldat leva la main pour le faire taire.
« Silence caporal. Je ne suis pas ici pour que vous me tailliez une bavette. Vos supérieurs ne tarissent pas d'éloges à votre sujet. Toutefois cela n'implique pas que je doive être ami avec vous. Je viens de me faire passer un savon par votre faute ! Ils sont très pressés. Si j'étais vous, je me dépêcherais de les rejoindre et plus vite que çà. Exécution ! »
Clemmens n'était pas aimé. Pas du tout. Le fait qu'il refuse les grades supérieurs était considéré par certains comme un affront à la Légion toute entière. D'autres n'aimaient pas le personnage en lui-même. Quoi qu'il en soit, il comptait très peu d'amis et se faisait souvent rabrouer méchamment et même insulter par nombres de soldat plus gradés que lui. Ce qui impliquait quasiment toute l'équipe présente sur la planète.
« A vos ordres Major. »
Il démarra son Vulture et s'en fut par l'entrée nord dans un nuage de poussière rejoindre une destination connue de lui seul. Certainement la plate-forme d'atterrissage où était amarré l'Imperator. Personnellement je n'avais rien contre Clemmens et ses problèmes avec l'Armée ne me concernaient pas.
Wapkins se tourna vers moi :
« Lieutenant, nous avons subi de lourdes pertes. Je suis content de vous voir. Le sergent Helliker vient d'arriver avec son dropship. Il a été envoyé par le capitaine Collins avec ordre de vous amener à lui. Paraît que çà chauffe dur pour eux là-bas. Nos armures de combat sont à bord.
« Parfait. Dites à Helliker de décharger les armures de combat et qu'il s'assure que les survivants les revêtissent. »
« A vos ordres monsieur. » dit Wapkins en s’éloignant en courant.
« Et au rapport à l'intérieur dans dix minutes » lui criais-je.
« Chef, oui, chef » fit le soldat en se retournant, avant de saluer puis de tourner les talons pour se diriger vers la plate-forme d'atterrissage que je ne pouvais voir, le bunker la masquant.
Je m'offrais ces dix minutes de pause pour souffler. Je m'assis sur le sol rocailleux, n'ayant plus crainte de rien concernant mon uniforme déchiré à plusieurs endroits et je commençais à fermer les yeux et à ne penser à rien. Les dix minutes passèrent plus vite que je ne l'aurais cru. Trop vite d'ailleurs, je me serais bien offert une sieste. Mais je devais remplir ma mission. Je me mis debout et pris le chemin de l'entrée du bunker afin que Wapkins me raconte le pétrin dans lequel nous devions sûrement être.
La porte du bunker était décorée à l’emblème du Dominion, un aigle stylisé dressé sur un bouclier de Marine. Je pénétrais a l'intérieur, cherchant des yeux le poste de commande. On voyait bien que le bâtiment n'avait pas été c**çu pour être utilisé comme QG tellement la salle principale était étroite. Le bunker lui même était de forme carré, l'entrée se faisant part un coin du cube métallique. Dans chaque direction partait un couloir menant chacun à une salle pouvant abriter au maximum quatre marines en armure de combat. Ces corridors étaient donc assez larges pour laisser passer un fantassin en armure mais un seul et sans croisements possibles. Les marines en poste dans les bunkers n'avaient habituellement jamais le temps de se reposer aussi on se demandait pourquoi les généraux avaient exigé une salle commune au centre du bâtiment.
J'aperçu enfin le poste de contrôle, au fond de la pièce. Wapkins venait d'entrer par l'ouverture diamétralement opposée à celle que je venais d'emprunter et alla se poster prés du clavier de commande, au garde à vous.
« Repos. » lui lançais-je. « Allez-y. »
« Beaucoup de pertes mon lieutenant. Six hommes tués et deux blessés gravement. L’un a été récupéré par Jitrix, le second a juste eu le temps de conduire son Goliath à l'usine avant de s'écrouler. Ils ont été transférés à la base du groupe Gamma, où le Capitaine nous attend. Il nous reste 4 hommes valides mais ils sont très affectés par la perte de leurs camarades et je pense que… »
Je l'interrompis très vite :
« Transférez la liste des morts jusqu'à mon armure. Je les analyserais pendant le vol. Les deux blessés ? »
« Riger et Klanisky mon Lieutenant. Aucun des Goliath n'est en état de reprendre le cours de leur mission maintenant. Ils sont tous endommagés. Ces Zergs nous ont tendu une belle embuscade. Je me demande si ils ne sont pas plus intelligents que ce que le gouvernement ne le laisse croire. »
« Votre rôle est d'obéir aux ordres, pas de vous poser des questions. Ce sont les hautes sphères de l'armée qui s'en occupent. D'ailleurs nous devrions... »
Je fus interrompu par la console de surveillance qui bipa de manière effrénée et par des cris au dehors. Ce n'était pas des cris de panique mais plutôt des ordres, braillés par des supérieurs stressés.
Je tapais le code de sécurité sur le panneau de contrôle. Une image apparue sur l'écran de contrôle situé au dessus de la console. Une dizaine de Mutalisk arrivaient du Sud et fonçaient droit sur la base.
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MessageSujet: Re: [Fan Fic] Starcraft 2 - En Taro Graham   Jeu 5 Juil 2012 - 9:37

Il manque pas une phrase ou des mots tout au début de ce chapitre ? la première phrase est pas très compréhensible vu qu'elle commence par "Mais" ...

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MessageSujet: Re: [Fan Fic] Starcraft 2 - En Taro Graham   Jeu 5 Juil 2012 - 11:37

Bin c'est le lien entre le chapitre d'avant (dernière phrase) et celui-ci, j'me la suis joué un peu suspens-guy ^^
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MessageSujet: Re: [Fan Fic] Starcraft 2 - En Taro Graham   Ven 6 Juil 2012 - 10:20

Ouais mais ça colle quand même pas ^^ Plutôt > Mais ça marche pas. Enfin je trouve pas perso !

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MessageSujet: Re: [Fan Fic] Starcraft 2 - En Taro Graham   Mer 11 Juil 2012 - 8:52

Dans ma tête ça le faisait, dommage !

Allez zou, une autre partie.

Chapitre IV – Le Gardien
~~~~~~~~~~~~~~~

La porte Sud-est s'ouvrit avec fracas et quatre marines en armure complète déboulèrent dans la salle.
« Allez rock'n roll, on fonce les gars. » hurla le plus gradé du groupe, un caporal d'après l'insigne implanté sur son torse. Les épaulettes de son armure étaient sculptées en forme de crâne et il avait peint des flammes tout autour de ses bras. On pouvait lire l'inscription : 'Mon Zerg Préféré' sur le bras gauche et la suite sur le bras droit, toute en rimes et en finesse : 'C’est le Zerg calciné !'.
Le sous-officier me fît un bref salut et se précipita dans la salle de garde Sud. Ses trois compagnons d'armes le suivirent instantanément. J'entendis alors le bruit familier des fusils Gauss qu'on arme et des balles se mettant en mouvement dans le chargeur.
« Wapkins, en armure de combat et plus vite que çà. Faites moi un rapport sur l'état de nos défenses. Exécution ! » criais-je.
« A vos ordres mon Lieutenant » Et il s'en fût par là où il était entré, je me précipitais sur ses talons. Je me dirigeais vers l'aire d'atterrissage. Une grande plate forme en duracier ou étaient situés plusieurs Dropship ainsi que deux Banshees, visiblement hors d'usage, à en juger par les échafaudages qui les entouraient. Elles auraient été, de toute manière, totalement inutile étant uniquement équipées de missiles Air/Sol. À coté d'un des Dropship, trois armures de combat attendaient, droites, polies, reluisantes. Le reflet parfait d'une civilisation qui n'était pas prête de s'éteindre. Ces pensées patriotiques m'inondaient à chaque fois que j'allais combattre, elles faisaient partie des automatismes de préparation à la bataille qu'on m'avait appris. Je me dirigeais vers ma seconde peau métallique pendant que Wapkins faisait de même. Je m'approchais de l'échelle mise à notre disposition pour nous permettre de monter au dessus de l'armure et de pénétrer dedans par le haut. Je grimpais les échelons en quatrième vitesse. Autour de moi l'enfer s'était déchaîné. Les tourelles lance-missiles tournaient à plein régime, déversant leur feu mortel sur les envahisseurs qui osaient s'aventurer trop prés de leurs capteurs sensoriels. Une série de deux missiles Sol/Air alla droit sur un Mutalisk. Ce dernier changea de trajectoire au dernier moment mais le projectile dévia lui aussi et pris l'animal en chasse. Au bout de quelques secondes, le monstre explosa en un millier de petits bouts de chair.
On entendait les tirs de balles de tous les côtés. Les cris des officiers, aboyant des ordres aux quelques marines dispersés.
Une fois à l'intérieur de l'armure, je me sentais chez moi. Je n'avais en fait qu'une maison, et elle était faite d'acier trempé. Ici, je me sentais bien, en sécurité. Je pensais que je pouvais faire face à n'importe quel ennemi. Mes bras allèrent directement se positionner à leur place, dans les énormes membres de l'exosquelette en métal. Je retrouvais mes réflexes, ma façon de combattre, de penser. J'activais de suite le comlink intégré à la tenue de combat :
« Wapkins, rapport immédiat de l'état de la situation. »
« Ça va mal mon lieutenant. Ils ont un Gardien avec eux. Il a déjà détruit toute la partie sud, à savoir les quatre tourelles et le bunker présent. Il est en train d'attaquer l'usine. Il ne nous reste plus aucun Goliath, les Mutalisk les ont détruits à l'instant. Il ne reste que – je l'entendis alors demander un rapport des effectifs humains sur la base- dix-neuf marines en se... Pardon. Dix-huit marines en service. Ils sont tous regroupés prés du bunker Ouest excepté 4 soldats dans le bunker Est. »
« Très bien. Rejoignez-les, prenez le commandement des survivants et anéantissez les Mutalisk. Je me charge du Gardien. Graham, terminé. »
« A vos ordres ! »
Wapkins se mit immédiatement à courir en direction du bâtiment en flammes. Pour ma part, je pris la direction du sud, le fusil Gauss déjà armé entre les mains. Je passais à coté du cadavre d'un technicien, ses yeux pendaient hors de leurs orbites et il avait la moitié du visage calciné. Des lambeaux de peau se détachaient de son bras pour venir tomber dans une marre de sang sur le sol. Son uniforme était carbonisé. Le résultat d'un ricochet des projectiles lancés par les Mutalisk. Redoublant de vigueur, je couru de plus en plus vite en direction de l'entrée Sud, là ou le Gardien s'attaquait à l'usine des mechanoïdes.
Il ne fût pas difficile à trouver, tant sa taille était impressionnante. Pour tout dire, je n'en avais jamais vu. Le Gardien est la première mutation des Mutalisk. Le Gardien est beaucoup plus large. Autant sa pré-évolution est fine et se tient en hauteur, autant lui n'a pas du tout les mêmes caractéristiques. Il vole en rase mottes afin de décimer le plus d'unités terrestres possible. Sa forme évoque une grosse araignée volante, ses ailes étant formés de quatre paires de pattes griffues partant de chaque coté de son hideux corps. Pas de différence entre le crane et le tronc d'ailleurs, la gueule du béhémoth part directement de son thorax. Deux petits yeux noirs encadraient sa bouche béante. Il lance des jets d'acide concentré équivalent à prés de trois fois celui du Mutalisk. Avantage certain, son poids conséquent ne lui permet pas de s'élever aussi haut que ses comparses, c'est pourquoi il ne peut attaquer uniquement que des cibles au sol. Mais il reste quand même plus que dangereux.
Le Gardien était descendu au ras du sol afin de se repaître du cadavre d'un marine qu'il venait de tuer. Le malheureux gémissait encore, son fusil Gauss abandonné à une dizaine de mètres de lui. J'épaulais le mien et pressais sur la détente. Une rafale mortelle fila droit sur le monstre, trop occupé à manger pour m'avoir remarqué. Les balles lui arrivèrent droit dessus, elles se plantèrent dans son corps jaune strié de noir. Il leva immédiatement les yeux vers moi et rugit de colère. Je n'avais fais que l'effleurer et maintenant j'avais intérêt à courir. Mon but était de l'empêcher de détruire l'usine mais je n'avais pas de plan précis. A moins que… le bunker Est n'était situé qu'à une centaine de mètres de là. Si je courais assez vite je pourrais... Je ne me posais pas plus de questions et commençais tout de suite ma course effrénée pour échapper à une mort certaine. Le bon point était que le Gardien me suivait. Le mauvais point était qu'il crachait son acide un peu trop près de moi. Sa lenteur était compensée par sa portée phénoménale. Une giclée de poison mortel se planta à quelques centimètres de moi, je n'eu pas le temps d'éviter de marcher dessus. Je sentis mon énorme semelle siffler et je la vis fumer. Pas le temps de m'inquiéter de çà. Je devais courir. Déjà je voyais le dôme rouge du bunker apparaître derrière une dune. Trois tourelles lance-missile l'encadraient mais leur portée était insuffisante pour maîtriser un tel monstre. Le Gardien le savait et s'approcha juste à la limite de la portée de la tour. Puis il commença à déverser sa pluie de mort sur le fragile bâtiment. Pour ma part, je continuais de courir. Je savais que les quatre marines de l'intérieur attendaient une attaque venant de la zone où Wapkins et leurs camarades combattaient les Mutalisk. Je me précipitais à l'intérieur, et ne ralentissais ma course qu'en étant sur d'être à l'abri. Je relevais ma visière et inspirais un peu d'air pur. Un sergent sortit, comme je l'avais prévu, du couloir Ouest. Il fît un bref salut et releva sa visière également avant d'enchaîner :
« Lieutenant, des nouvelles du front ? »
« Sortez avec vos hommes. Un Gardien me poursuit, il est en train de s'attaquer aux tourelles. Il faut à tout prix le tuer. »
L'air horrifié qu'il prit était justifié. Les Gardiens étaient craints dans toute l'armée.
« Mais... Mais... vous n'y pensez pas. Si on sort, mes gars ne survivront pas. »
« Premièrement c'est un ordre, je ne crois pas vous avoir donné le luxe du choix. Et deuxièmement si vous restez à l'intérieur, ce monstre vous aura de toute façon. Alors on se bouge. Sortez par le tunnel Nord-Ouest et attendez mes ordres. »
« Bien, lieutenant. »
Il tourna les talons et s'en fût prévenir ses équipiers qu'une mort certaine les attendait. Mais, comme tout bon marine, ils seraient contents de se précipiter à sa rencontre.
Je sortis moi même par la porte que j'avais indiqué au soldat. J'avais un plan simple, il ne garantirait la sécurité de personne mais au moins il nous permettrait peut-être de tuer le géant Zerg.
Les quatre marines, leurs armures noires scintillantes au soleil, sortirent en trombe du bâtiment blindé.
« Sergent Klunz et mes grognards à vos ordres Lieutenant Graham. »
Je connaissais Klunz de réputation, je lui avais donné un ou deux conseils lors d'une séance d'entraînement. Ses supérieurs me l’avaient confié car ils avaient confiance en ses compétences de soldat, et en mes compétences d'instructeur. Il était jeune mais promettait un parcours exceptionnel au sein de notre armée. Ses trois acolytes avaient été choisis par lui parmi les meilleurs de sa promotion. Et je ne doutais pas de les voir un jour dans les meilleurs des TDCD (Troupes Delta de Choc du Dominion).
« Ok les gars. On va à sa rencontre. (Je décidais alors de leur réciter le cours que j'avais suivi sur les Zergs). La facilité avec les Gardiens c'est que quand ils ont une cible, ils ne se concentrent que sur celle-là. Tant qu'il attaque une tour, on a toutes nos chances. On va à sa rencontre, feu de barrage de face. Puis toi et toi -dis-je en désignant deux soldats, un grand homme à la peau mate et une femme, grande également, aux cheveux coupés courts – faites le tour et arrosez le par derrière. Avec Klunz on pourra le distraire suffisamment pour vous éviter tout accrochage. » Je me tournais ensuite vers le sergent. « Pour nous çà sera dangereux, j'préfère te prévenir. On devra être constamment en mouvement. »
« Bien compris. »
« Bien compris. »
« Bien compris. »
« Bien compris. »
« Allez, en place. Et au pas de course. »
A peine ais-je fini ma phrase que les quatre soldats partirent en direction de la seconde tour, d'où une épaisse fumée blanche s'élevait, accompagnée d'un bruit de métal pliant sous un énorme poids. Au détour d'une bute, le Gardien apparut. Comme je l'avais prévu, il ne nous regarda pas arriver. Les quatre marines s'arrêtèrent et je m'alignais sur la ligne qu'ils avaient formée, perpendiculaire au monstre.
« Allez les gars, buttez moi ce gros enfoiré ! » dis-je, un certain plaisir se discernant dans ma voix.
Les cinq fusils Gauss se pointèrent en même temps sur le monstre et, toujours en synchronisation, les cinq canons crachèrent leur chargement mortel. Les balles déchirèrent la peau du monstre, s'enfonçant dans sa chair, arrachant des lambeaux de matière organique. Un sang vert ayant une odeur immonde inonda le sol de sable. Le Gardien rugit de douleur. Et nos armes crachaient toujours leurs balles.
« Maintenant ! » hurlais-je aux deux soldats à qui je m'étais adressé quelques minutes auparavant.
Les deux marines ne firent ni une ni deux. Sans cesser de faire feu sur l'ennemi, ils commencèrent à courir afin de contourner le monstre et de ce fait le prendre à revers. Mais j'avais oublié que le Gardien n'avait sûrement pas lu le Manuel des Tactiques Militaires du Dominion. Il pouvait donc décider à sa guise de comment gérer la situation... Il ne s'en priva pas. Toujours en hurlant, il déversa son flot de mort sur les deux soldats qui couraient, ces derniers pensant que le Zerg ne s'occuperait que du sergent et de moi. Le grand fantassin fût immédiatement réduit à l'état de cendre tendit que sa compagne fût proprement décapitée, victime d'une projection d'acide en pleine tête. La visière renforcée de son armure ne suffisait pas à la protéger. Deux pertes. Ce n'était pas énorme. Je sentais que le Gardien faiblissait. Je demandais une analyse vitale du Zerg au scanner de mon armure.
« Fonctions vitales réduites à -bip- 10%. »
Une image en 2 dimensions du Gardien s'afficha en haut de l'écran plaqué sur ma visière. La couleur violette indiquait que le Zerg était dans un état critique.
« Allez, on le finit Klunz, et faiblit pas. » dis-je au sergent. Il s'empressa de transmettre cet ordre au marine resté a coté de lui. Ce dernier dégoupilla une grenade à fragmentation et la lança de toutes ses forces au dessus du Gardien. Le projectile explosa et des dizaines de shrapnels frappèrent la surface lisse du corps du monstre.
« Fonctions vitales réduites à –bip- 2% »
Le Gardien rugit et cracha une nouvelle fois son venin. Dans ma direction.
« Attention ! »
Le 2nd classe qui venait de lancer sa grenade courait à présent vers moi. Il s'élança en avant et me propulsa hors de portée du jet d'acide. Mais lui se fît proprement désintégré par le feu démoniaque. Klunz n'eût pas plus de chance. Il fît les frais des éclaboussures mortelles du poison. Ses deux jambes furent coupées nettes au niveau des genoux et son bras droit n'était déjà plus qu'un mauvais souvenir.
« Désolé mon Lieutenant. »
Il s'écroula raide mort, son énorme doigt ganté toujours pressé contre la détente.
J'étais encore sonné par le contrecoup du choc que m'avais occasionné cette projection. Le Gardien se tourna vers moi, les plaies multiples de son corps hideux suintaient. Ses yeux noirs se plissèrent et je sentis l'air se charger d'une tension palpable. Il préparait son attaque. Il commença à souffler son acide. Il jouait avec moi. Il visait mon bras, en prenant bien garde de ne pas éclabousser le reste de mon corps. Déjà, ma main avait disparu. La douleur était insoutenable. Je hurlais dans mon armure, l'écho de ma propre voix devenait assourdissant.
Tout à coup, une détonation retentit. Puis le bruit d'un rechargement à pompe d'un fusil se fit entendre. Je pus distinguer la balle calibre 50, fatale au monstre se caler entre les deux yeux de ce dernier. Le Zerg tomba d'un seul coup. Il poussa un dernier soupir, et rendit l'âme dans la seconde. Je vis alors une ombre passer devant moi ou plus précisément, c’était comme si le paysage lui-même devenait flou pour former les contours d’un corps. Avant de sombrer dans l'inconscience j'entendis une seule phrase, dite d'un ton sec et cassant. Comme si une machine l'avait écrite et dite :
« Qui sème le vent -l'être qui avait dit cela marqua une pause et j'entendis très clairement une respiration forcée, due certainement à un masque respiratoire- récolte la tempête. »
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MessageSujet: Re: [Fan Fic] Starcraft 2 - En Taro Graham   Mar 7 Aoû 2012 - 12:41

Bon même si je ne poste que pour Enzo apparement (et avec les vacances je crois que je pers mon monopublic), mais cela permet de diffuser un peu mon texte ^^


Chapitre V - Bilan
~~~~~~~~~~~~~~~
Je me réveillais brièvement quelques minutes plus tard (du moins c’est ce que j’évaluais), la tête dans le même état qu’après le passage d’une vingtaine de Chars Arclite sur des œufs frais. J’eus tout juste le temps d’entendre le bruit de propulseurs venant certainement d’un Dropship avant de me rendormir brusquement. Ma tête cogna violemment contre la visière de mon casque. Des voix, plus que lointaines, résonnaient dans ma tête pendant mon sommeil forcé. De vieux souvenirs refirent surface. Des choses que je croyais enfouies par le Dominion lors de mon traitement de réinsertion dans le corps des Marines. Je n’ai pas été toujours aussi respectable et respecté. Mais c’est une autre histoire, et cela ne rentre pas en compte pour le moment.
Je fus réveillé par le ‘bip’ d’une console proche de moi. J’ouvris les yeux très, très lentement. La lumière qui emplissait la pièce les brûla immédiatement. Dans un semi-cri de douleur, je les refermais. Je tentais une nouvelle fois mais celle-ci fut couronnée de succès. J’ouvris petit à petit les yeux et je découvris autour de moi l’infirmerie du point de ralliement 4.5. Tout était calme, pas un bruit dehors. Une main se posa alors sur mon épaule. En un éclair, je saisis le couteau qui pendait à ma ceinture et je tranchais la gorge de mon assaillant. J’avais juste oublié de vérifier qui le couteau était à ma ceinture. Et, heureusement pour Wapkins, il n’y était pas.
« Bon dieu, Lieutenant, vous avez failli me tuer ! »
Un vieux réflexe de Marine. Quand on croit sa fin proche, on doit être prêt à tout pour rester en vie, et tuer encore, et encore, et encore. Apparemment, ce n’était pas la fin pour moi.
Avec un long soupir, je regardais mon second.
« Je…suis désolé, Major. Je... Suis... Encore un peu sonné par tout çà. »
« Et il y’a de quoi. Vous avez réussi à échapper à un Gardien et à le descendre. C’est plutôt inc...
« C’est pas moi qui l’ai tué. »
« Pardon, mon Lieutenant ? »
Pendant une fraction de seconde, je me demandais si je devais lui dire que je n’avais rien fait en ce qui concerne le Gardien. Mais, réflexion faite, cela ne servirait à rien de mentir.
« Le Gardien à été tué par un Fantôme. »
« C’est impossible. J’ai étudié tous les ordres de mission de l’expédition, il n’y est mentionné aucun fantôme. Le Capitaine Collins lui même m’a confirmé qu’il n’y en avait pas. »
La peur se lisait dans ses yeux. Elle était justifiée, si on était, comme lui, depuis peu de temps dans les Marines.
Les histoires de fantômes faisaient peur au temps des premiers Terriens. Les histoires de Fantômes font toujours aussi peur mais pour une autre raison. Les Fantômes sont des êtres humains plus évolués que la norme. Ils sont dotés de pouvoir télépathiques et d’une grande aptitude au combat. Ils peuvent manipuler, se camoufler, trahir, assassiner, corrompre. Ils ont toutes les capacités des tueurs d’élites. Mais ils sont tous cinglés… Leur parcours initiatique est si dur que plus de 75% des recrutés meurent dans les camps d’entraînement. Et il n’est pas rare qu’un des ces Fantômes pète un plomb en pleine mission et se suicide avant la fin.
« Mettriez-vous en doute ma parole, Major ? »
« N...N...Non Lieutenant. Absolument pas. Mais, sauf votre respect, puis-je vous demander ce qui vous porte à croire qu’un Fantôme soit sur la planète en ce moment ? »
« Je ne connais personne à part eux, dans les troupes armées, qui aient la patience de se servir d’un fusil à pompe C-10 et qui ait une armure de camouflage. Je sais que j’ai très bien pu inventer tout cela, mais dans le peu de lucidité qu’il me reste, je vous jure sur l’honneur de Valerian Mengsk qu’un fantôme m’a sauvé la vie. »
La console de communication bipa au moment où Wapkins allait remettre de l’huile sur le feu. Ce dernier sorti de l’infirmerie sans prendre la peine de l’activer. Le fait qu’il pourrait y’avoir un Fantôme sur Kiorrel l’avait remué, j’en étais conscient. Mais je n’avais plus le temps d’être concilient. Je me levais péniblement et allait répondre à la communication.
« Lieutenant Graham, au rapport. »
L’homme ne se présenta même pas. En avait-il besoin, avec ce ton si autoritaire et ces monologues tranchant comme des rasoirs.
« Je veux que vous vous bougiez et que vous rappliquiez de toute urgence à la base de l’escadron Gamma. Si vous n’êtes pas la dans l’après midi, je me ferais un plaisir de vous exécuter. Collins terminé. »
Il ne m’avait pas laissé le temps d’en placer une. Et il avait dit tout cela avec un calme impressionnant. Comme si le fait que des centaines de soldats se fassent tuer était absolument sans intérêt. Nous rêvions tous d’être comme lui. Aussi insensibles. Malheureusement la neurosocialisation ne permettait pas d’enlever les émotions. Elle nous remettait juste sur le ‘droit chemin’. Du moins le chemin de la rédemption, en étant au service de la plus grande armée de la galaxie.
Je ne me sentais pas prêt du tout à voler au secours de la veuve et de l’orphelin, quelle que soit les enjeux et la mission que Collins voulait m’assigner. Pourtant je sentais que je serais plus utile là-bas. Je sentais aussi que si Collins ne plaisantait pas en me menaçant. S’il ne me voyait pas arriver dans les prochaines heures, je pointerais à l’usine de gaz en tant que simple VCS dans les jours à venir. Il n’y avait qu’une seule solution. Je me dirigeais péniblement vers mon armure de combat, postée prêt de l’entrée. Elle était méconnaissable : maculée de sang (pas seulement Zerg…) de la tête aux pieds, le bras était absent, brûlé par l’acide du monstre. C’est à ce moment que je me souvins du bras que j’avais perdu dans le désert. Lui aussi n’était qu’un mauvais souvenir. A la place, je portais un nouveau bras, entièrement artificiel mais copié directement de mon ADN. Les médecins du Dominion font vraiment des choses étonnantes maintenant, même sur un champ de bataille. A telle point que je ne m’étais pas rendu compte avant de mon infirmité passagère.
L’épaule gauche de l’armure était entaillée à plusieurs endroits. La visière était fêlée. Il faudrait quelques temps avant que les techniciens arrivent à la réparer. Je la vis alors. La petite poche sur le coté gauche. Je ne m’étais jamais servi de son contenu mais je crois qu’aujourd’hui, et le temps de ma convalescence, son utilisation s’imposait. Je saisis la seringue bleutée content des Stéroïdes. Beaucoup de Marines avaient recours à cette drogue immonde sur les champs de batailles. Mais pour moi c’était plus une marque de couardise que de courage. Ils n’étaient pas capable de combattre en étant normaux alors ils se dopaient. Mais l’effet sur le cerveau est dévastateur. Il le stimule en un rien de temps et pour un bon moment. Je plantais l’aiguille dans ma peau et pressais sur le piston. Le liquide coula petit à petit et s’inséra dans mon système sanguin. Immédiatement, le sentiment de bien être, et de puissance m’envahit. Le malaise dont je souffrais n’était plus qu’un souvenir. Je me sentais parfaitement en forme, et apte à affronter n’importe quoi. Je revêtis alors mon habit officiel de Lieutenant de l’armée, et je sortis de l’infirmerie. Je devais trouver Wapkins, Helliker et son dropship.
La vue du campement me glaça le sang. Plus rien ne tenait debout mis à part l’infirmerie et l’usine de mechanoïdes. Les bunkers étaient en cendres, les tourelles lance-missiles s’enflammaient. Des cadavres de marines jonchaient le sol. L’odeur de la mort et de la pourriture empli mes narines et me piqua à vif. Je trouvais Wapkins en pleine discussion avec l’officier responsable de la maintenance.
« Et enlevez moi ces cadavres de là. Prenez leurs noms et enterrez les dans le désert. Il faut que le camp soit vidé avant la nuit. Les charognards ne tarderont pas à sentir de la viande, croyez moi. »
« A vos ordres Major. »
« Wapkins, j’ai besoin de vous. Nous nous rendons immédiatement au camp Gamma. Savez –vous où est Helliker ? »
« Sur la piste d’envol Lieutenant. Il ne devait d’ailleurs pas tarder à partir avec un chargement justement en direction du campement Echo/Gamma. »
« Ok, suivez moi, et au pas de course. »
Je courrais à travers les débris, les taches de sang et les cadavres. La plate forme d’embarquement n’était pas très éloignée mais il fallait zigzaguer entre les décombres de l’ex-poste avancé. De plus, je n’arrivais pas à suivre le rythme de course que permettait l’armure de Wapkins. Il me distança rapidement. Arrivé à la plate-forme, Helliker accepta aussitôt de nous embarquer. Il avait du être prévenu de l’arrivée de deux marines supplémentaires.
A peine la rampe d’embarquement fut-elle relevée qu’il décolla. Sa conduite était brutale mais efficace. En moins de 15 minutes (un record, étant donné la masse du véhicule et les conditions météo), il atteignit le campement. Ce dernier n’était pas aussi mal en point que nous. A mon avis, il n’avait pas du subir d’attaque lourde. Des cadavres de Zerglings et d’Hydralisks se décomposaient sur le sol, comme autant de tentatives vaines pour mettre à bas le plus puissant des escadrons du Dominion. Les bunkers étaient flambants neufs, les soldats fourmillaient dans les dédales des rues formées entre chaque bâtiment. Deux centres de commandement entiers trônaient au centre, dont un énorme et, un peu plus loin, un bâtiment si particulier dans sa forme qu’il était reconnaissable entre mille : le quartier général des Phacochères.
Les Phacochères étaient l’unité d’élite qui composait la garde rapprochée du Colonel Richard. C’était des mercenaires surentrainés et suréquipés, engagés par l’empereur Mengsk lui-même pour protéger son lieutenant en toutes circonstances. Partout sur les champs de bataille, leur nom était craint et leur notoriété ne pouvait plus grandir. C’était des brutes sanguinaires, qui n’obéissaient qu’à la loi de l’argent. Les trahisons étaient légions quand on se battait dans la même unité qu’eux, tant leur soif de sang était étendue. Leur présence ici signifiait qu’une menace directe planait sur le Colonel ou un haut gradé de la base Echo/Gamma. Et les avoir ici signifiait, comme à chacun de leur passage, des morts par dizaines.

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MessageSujet: Re: [Fan Fic] Starcraft 2 - En Taro Graham   Mar 7 Aoû 2012 - 18:31

Il m'arrive d'en lire quelques extraits t'inquiète Wink

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